Esthétique et théories de l'art

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Composante :UFR Humanités

En bref

Période : Semestre 3

Code matière : MAA3E22

Description

Choisir un séminaire parmi les 2 :

 

Enseignant : Pierre Sauvanet

Le rapport de l’esthétique à la pratique artistique

Par ce titre, on n’entend pas la façon inverse dont les artistes sont aussi théoriciens (ainsi Kaprow), ni le mode selon lequel les artistes sont influencés par les théories (ainsi Deleuze aujourd'hui).

Le problème est clairement posé depuis le point de vue de l’esthétique elle-même : dans l’histoire des idées, il y a des théories esthétiques sans pratique (Kant, Hegel, etc.), et il y a des théories esthétiques avec pratique, quelle qu’elle soit par ailleurs (comme dans le plan suivi par le séminaire : Baumgarten et la pratique poétique au XVIIIe siècle, Nietzsche et la pratique musicale au XIXe siècle, Barthes et la pratique plastique au XXe siècle).

En bref, la question n’est pas que cette différence existe, mais bien de comment la penser : si cela change quelque chose, alors qu’est-ce que cela change à une théorie esthétique d’être comme « lestée » par une pratique artistique ? Il se pourrait alors qu’une certaine pratique, en l’occurrence, serve à ancrer le discours théorique dans une réalité vécue, dans une technique du corps, dans les contraintes propres de l’expérience — à moins qu'elle ne favorise également une certaine créativité, quelque chose comme une audace de la pensée.

 

Modalités d'évaluation (précisées dès la première séance, en même temps que la bibliographie) : les étudiants sont invités à interpréter le thème du séminaire en se l'appropriant (sous forme d'exposé oral ou d'essai écrit) à travers un sujet précis (œuvre, artiste, courant, etc.).

 

Enseignant : Bernard Lafargue

Problématique : Ce séminaire procède en 2 temps : celui de l’histoire de l’art, puis celui de la théorie esthétique, le premier apparaissant comme le creuset du second

1°) histoire de l’art : A) On retrace l’histoire de la performance considérée comme un genre artistique, des Manifestations  dadaïstes aux « Tableaux vivants » de Vanessa Beecroft. B) On s’attache plus particulièrement à l’une de ses tendances les plus fécondes : l’art du travestissement, de Marcel Duchamp se travestissant en Rrose Sélavy à Alberto Sorbelli en prostitué(e), en passant par Journiac, Molinier, Warhol, etc… . C) On analyse les 4 expositions clés de ce courant : celle de Harald Zeemann, When Attitudes become Form, à Berne en 1969, celle de Jean-Christophe Amman :Transformer, aspects du travestisme, à Lucerne en 1974, celle de Marie-Laure Bernadac et Bernard Marcadé : Féminimasculin, le sexe de l’art au centre Pompidou en 1995 et celle d’Olivier le Bihan, Françoise Garcia et Mike Yve,  Pierre Molinier, Jeux de miroirs, au musée des Beaux-Arts de Bordeaux, en 2005.

2) esthétique : A ) On met en évidence les principales avancées de la théorie Queer dans sa manière d’interpréter le déconstructivisme de Derrida, la stylisation de soi selon Foucault et la nomadologie rhizomatique de Deleuze/Guattari ; B) On s’attache particulièrement à souligner l’heuristique de la performativité du genre selon Butler pour rendre compte de l’art de la performance.

Volume horaire CM : 8
Volume horaire TD : 8
Crédits ECTS : 4

Contrôle des connaissances

Exposés présentés par des petits groupes d’étudiants