Littérature comparée 3

Contact(s)

Composante :UFR Humanités

Responsable(s) :

En bref

Période : Semestre 3

Code matière : LDL3U3

Description

Intervenants : Blandine Puel, Frédéric Sounac, Vérane Partensky

Présentation de l’UE :  

Le cours sera consacré à étudier la littérature en rapport avec un autre champ du savoir ou de la création artistique ou un autre médium : il s’agit donc de réfléchir à la manière dont une œuvre porte la marque de son dialogue avec une pluralité d’autres textes, disciplines ou médiums.

FAD : Seul le programme de Madame Partensky est proposé à la FAD

Récapitulatif

Groupe 1

Vérane Partensky – La fantaisie à la croisée des arts

Groupe  2

Isabelle Poulin

Groupe 3

Frédéric Sounac

 

Programmes

Important : les étudiants doivent se procurer les textes au programme dans les éditions indiquées à l’exclusion d’aucune autre. Pour l’examen, ils doivent impérativement se munir des œuvres et, le cas échéant, des fascicules de textes fournis par l’enseignant. On rappelle que, pour les commentaires, les textes 

ne sont pas généralement pas reproduits ; les étudiants qui n’auraient pas apporté les œuvres seront dans l’impossibilité de composer. L’utilisation d’une œuvre dans une autre édition que l’édition autorisée est assimilée à une fraude.

 

Groupe 1 – La fantaisie à la croisée des arts (Vérane Partensky)

Ce programme est proposé à la FAD

 

On verra, notamment à travers l’exemple d’Hoffmann, comme le registre problématique de la fantaisie littéraire repose sur le recours à des modèles extra-littéraires (picturaux, graphique ou musicaux) et on étudiera l’infléchissement que le discours sur l’art fait subir au texte littéraire, faisant émerger des formes inédites ou inclassables (caprice, récit de rêve, poème en prose, récit fantastique, fragments…). Le cours s’appuiera notamment sur les Fantaisies dans la manière de Callot et sur Princesse Brambilla d’Hoffmann, mais aussi sur des extraits d’autres auteurs, notamment de Baudelaire et Aloysius Bertrand, ainsi que sur un corpus varié d’images et d’extraits musicaux. La fantaisie, telle qu’elle s’épanouit dans la littérature romantique, privilégie notamment le modèle de la gravure à l’eau-forte qui sera abordée à travers divers exemples (Callot, Rembrandt, Piranèse, Méryon, Redon, etc), et celui de la musique, ainsi que de pratiques théâtrales mineures comme la commedia dell’arte.

 

Attention : les étudiants doivent impérativement travailler sur les éditions figurant ci-dessous. Aucune autre édition ne pourra être admise : aux examens, seules ces éditions pourront être utilisées par les étudiants. Soyez attentifs à ce point car il existe plusieurs traductions différentes. En revanche, si vous parvenez à vous procurer l’édition des Fantaisies dans la manière de Callot, chez Phébus, épuisée, mais encore en stock chez certains libraire, elle vous sera extrêmement utile, car elle est la seule à proposer les chapitres intulés « Kreisleriana » qui sont d’une importance majeure pour le cours. Cette édition sera admise à l’examen.

 

Corpus (lectures obligatoires)

Attention, il existe plusieurs éditions des œuvres au programme.

E. T. A. Hoffmann, Contes. Fantaisies à la manière de Callot, trad. Henri Egmont, Alzie Hella, Olivier Bournac, Madeleine Laval, André Espiau de La Maëstre, Paris, Gallimard, coll. Folio, 1997.

E. T. A. Hoffmann, Princesse Brambilla, traduction Alzir Hella et Olivier Bournac, Paris, Flammarion, coll. GF, 1990

Fascicules des Kreisleriana (fournis par l’enseignante. Impératifs à l’examen)

Extraits photocopiés (fournis par l’enseignante. Non autorisés à l’examen)

Lectures conseillées :

Carlo Gozzi, L’amour des trois oranges, La Délirante, 2010

 

Musique  (Interprétation au libre choix de l’étudiant)

C. W. Gluck, Armide

W. A. Mozart, Dom Juan

 

Un ensemble de gravures et de peintures sera mis à la disposition des étudiants sur le Bureau virtuel.

 

Groupe 2 – La voix et le geste. Modalités de partage de l’œuvre littéraire (Isabelle Poulin)

 

Textes au programme

Il est impératif d’en avoir fait une première lecture avant le début des cours

 

Nathalie Sarraute, Tropismes [1957], Minuit, collection « Double » (poche), 2012

Fiodor Dostoïesvki, Les Démons [Bésy, 1871], traduit du russe par A. Markowicz, Actes Sud, collection « Babel », tomes 1, 2 et 3.

 

Présentation

Pourquoi Nathalie Sarraute décide-t-elle de lire à haute voix ses textes (Tropismes, collection « Voix des femmes ») ?

Pourquoi Fiodor Dostoïevski accompagne-t-il l’écriture de ses romans de dessins (carnets des Démons) ?

L’un et l’autre travaillent sur la « trame invisible des relations humaines » (Sarraute) et posent avec force le rôle de l’œuvre littéraire dans la vie de la cité : Les Démons met précisément en scène une petite communauté citadine confrontée à toutes sortes d’éclats de voix (émanant d’artistes et de nihilistes révolutionnaires) et précipitée dans le chaos par un défaut d’écoute. Nathalie Sarraute précise par ailleurs avoir repris le travail là où l’avait laissé Dostoïesvki, dans cette « course de relai » à laquelle elle assimile la littérature : Tropismes rassemble des textes qui peuvent être lus comme des agrandissements au microscope des mouvements intérieurs qui aveuglent ou rendent sourd à autrui, ceux-là mêmes que dessine à grands traits l’écrivain russe et qui conduisent à la catastrophe dans son roman.

C’est parce qu’ils vont racontant le rôle de « l’usage de la parole » (Sarraute) et l’importance du tracé (de lignes imaginaires) dans la « vie vivante » (Dostoïesvki), que les deux écrivains mettent leurs propres œuvres à l’épreuve de la voix et du dessin. Nous étudierons ces deux processus singuliers d’interprétation dans les textes au programme et dans la perspective de leur réception : prêter sa voix ou sa main au partage d’un alignement de caractères noirs sur fond blanc permet de prendre conscience aussi bien des mécanismes de l’écriture que de ceux de la lecture.

 

Indications de travail

Une bibliographie sera distribuée en début de cours.

L’essentiel du travail préparatoire consiste en la lecture des deux textes au programme. L’un est très court (Tropismes), l’autre est long : trois tomes pour Les Démons (à lire dans la traduction indiquée, elle n’est pas choisie au hasard). 

Nous travaillerons de près la structure d’ensemble de ce roman dont l’actualité est assez troublante.  Il est vivement recommandé toutefois de bien noter, au fil de la lecture, la façon dont l’histoire est racontée (en s’aidant de la table des matières, éventuellement, pour voir apparaître les grands ensembles de l’intrigue imaginée par Dostoïevski ; celui-ci confie délibérément le récit à un « chroniqueur » qui se dit perdu lui-même face aux événements qu’il rapporte : n’ayez pas peur si vous l’êtes à votre tour – c’est un effet de sens à ne pas négliger ; pensez à votre propre situation face au monde qui vous entoure…)

 
Groupe 3 – Approches critiques du domaine musico-littéraire – Frédéric Sounac

 

Ce cours se propose de présenter plusieurs visages, à travers l’étude de textes romanesques, du champ musico-littéraire. On passera ainsi en revue les rapports thématiques (représentation de la musique et des musiciens), stylistiques (ekphrasis de partitions, musicalisation de l’expression littéraire), spéculatifs (naissance puis élaboration d’une intellectualité musicale au sein du discours sur l’art et sur la société), formels (modélisation de la narration sur une structure musicale), que les textes entretiennent avec la musique comme pratique et comme culture. L’étude précise des œuvres au programme sera précédée d’un cours historique et théorique sur la naissance d’un « mélocentrisme » esthétique à la fin du XVIIIème siècle, prélude à une véritable absolutisation de la musique à l’âge romantique.

 

Textes au programme :

 

— Balzac, Gambara, dans Sarrasine, Gambara, Massimilla Doni, Paris,Gallimard, coll. « Folio classique », 1995.

— Nancy Huston, Les Variations Goldberg, Arles,Actes Sud, coll. « Babel », 1994.

— Ketil Bjørnstad, La Société des jeunes pianistes, traduction du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, Paris,Le Livre de Poche, 2008.

 

Volume horaire TD : 24
Crédits ECTS : 4

Contrôle des connaissances

1ère session :

Régime général : Contrôle continu

 Dispensés : Contrôle terminal – Ecrit 4h

2e session : régime général et dispensés : Contrôle terminal – Ecrit 4h

Nature de l’épreuve : Commentaire, dissertation ou essai au choix de l’enseignant