Outils de la recherche 1

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Composante :UFR Humanités

En bref

Période : Semestre 5

Code matière : LBG5Y4

Description

Programme : Défini de manière différente selon la matière choisie.

L’étudiant choisira soit une période historique (histoire ancienne ; histoire médiévale ; histoire moderne ; histoire contemporaine) soit une approche thématique (histoire des idées à l’époque moderne et contemporaine ; sciences auxiliaires des époques ancienne et médiévales).

Le choix doit être identique entre le premier et le second semestres.
Seront traitées les questions d’historiographie et les méthodes de la recherche. Par le biais de cet enseignement, l’étudiant approfondira ses compétences en tant qu’historien, ce qui lui permettra de disposer d’une solide initiation à la recherche utile tant pour les masters requérant un mémoire de recherche que pour les concours de l’enseignement.

Programme 1 : Histoire ancienne (M. Jérôme France)

Lire et écrire l’histoire romaine

La notion d’outils renvoie à une conception artisanale du métier d’historien et assimile la formation de celui-ci à un apprentissage. C’est donc de façon très concrète que ce cours se propose d’initier les étudiants au maniement des principaux types de sources et à la découverte des grands instruments de travail en histoire romaine, tout en proposant une réflexion critique sur l’écriture même de l’histoire, autour de la rédaction d’un ouvrage en cours.
Le cours ne requière pas la connaissance des langues anciennes ; on travaillera sur des documents traduits.

La bibliographie sera communiquée en cours.

Programme 2 : Histoire médiévale (Mme Sandrine Lavaud).

La fabrique de l'histoire au Moyen-Âge

Il s’agit d’un enseignement à dimension historiographique, voire épistémologique, de la médiévistique.

Il s’agira, à la fois, d’adopter une perspective historiographique et de s’interroger sur les traces et les mémoires du Moyen Âge dans les sociétés passées et actuelle, la façon dont il est connu, perçu, analysé, restitué et raconté. Le contenu du cours invitera donc à réfléchir sur le Moyen-Ȃge « au miroir de… », tant de lui-même que des différentes époques.

Trois thématiques seront abordées :

- Être historien au Moyen Âge ;

- Être historien du Moyen Âge ;

- L’idée de Moyen Ȃge aujourd’hui, « entre sens commun et pratique historique » (dossiers historiographiques)

En plus des apports cognitifs en complément de leurs cours en histoire médiévale, cette approche parait incontournable pour tout apprenti historien dans une mise à distance de ses pratiques ; elle vise tant à lui donner une culture de la production historique, qu’à l’amener à réfléchir sur sa discipline (au-delà même de la médiévistique). Pour ceux des étudiants qui souhaiteraient préparer un concours d’enseignement, ce cours peut également poser les premiers jalons des connaissances historiographiques qui leur seront données en vue de la préparation à l’épreuve orale.

Programme 3 : Histoire moderne (M. Michel Figeac/M. François Cadilhon).

Une partie du semestre sera consacrée à l’historiographie de l’histoire sociale moderne, avec une insistance toute particulière sur la diversité des sources mobilisables, avec, par exemple, les sources notariées et les écrits du for privé. Il s’agit de familiariser les étudiants aux méthodes de l’histoire sociale. Au travers des élites, le cours se propose de donner une première approche de l’histoire de la culture matérielle et de l’histoire des sensibilités.

Programme 4 : Histoire contemporaine (M. Christophe Bouneau).

Outils de la recherche en histoire économique et des relations internationales.

Pour reprendre la célèbre formule de Thomas Edison, The system first, la recherche en histoire contemporaine, du XVIIIe au XXIe siècle, progresse en se focalisant sur les systèmes d’acteurs combinant innovation économique et puissance géopolitique. Cette UE à partir de comptes rendus d’ouvrages scientifiques, de présentation de sources, d’outils spécifiques de recherche (numériques) et de méthodes, a donc pour objectif de mettre en débats les enjeux stratégiques où le pouvoir, sinon la puissance, vient de l’économie. Il s’agit en quelque sorte de renverser, et surtout de renouveler, la perspective historiographique classique.

Thèmes de recherche mis en débats :

- Développement et révolutions industrielles

- Innovation

- Consommation

- Communication

- Histoire des loisirs et des sports

- Colonisation

- Mondialisation

- Construction européenne

- Environnement et climat

Programme 5 : Histoire contemporaine 2 (Mme Corinne Marache).

Faire l'histoire des sociétés et des espaces ruraux (XIXè - XXIè siècles)

Il s’agira, dans le cadre de cet enseignement, d’initier les étudiants à la pratique du métier d’historien appliquée à l’histoire des sociétés et des espaces ruraux du XIXe au XXIe siècle.

À partir de thèmes concrets, directement adossés à la recherche, les étudiants apprendront à se familiariser avec des sources diverses et à réfléchir à la manière de les traiter, de les exploiter (analyse documentaire, création de métasources, d’outils cartographiques, de bases de données…).

Chaque séance sera également l’occasion de faire le point sur l’actualité de la recherche dans la thématique abordée (publications, événements scientifiques, programmes et équipes de recherche…) et des éventuels débats qui s’y rapportent, des champs historiographiques convoqués, de l’intérêt de s’inspirer et de se nourrir des autres sciences humaines (géographie, anthropologie…).

Thèmes abordés :

- Se nourrir dans les campagnes au XIXe siècle ;

- La santé dans les campagnes au XIXe siècle ; 

- La vie d’une exploitation agricole, XIXe-XXe siècle ;

- Les acteurs de la modernisation agricole, XIXe-début XXe siècle ;

- L’artisanat et le commerce rural, XIXe-début XXe siècle ;

- Faire l’histoire des « produits des terroirs » (discussion autour de la notion de « produits de terroir) ;

- Pour une historicisation des thèmes actuels de l’agroforesterie, de la permaculture ou du gaspillage alimentaire ;

- Des foires et marchés du XIXe siècle aux circuits courts, fêtes de produits et marchés de producteurs du XXIe siècle : permanences et mutations du lien producteurs/consommateurs ;

- Le regard des contemporains sur leurs campagnes : l’exemple du courant folkloriste fin XIXe-début XXe siècle

- Sauvegarder la mémoire des territoires ruraux aujourd’hui : méthodes, acteurs et enjeux.

Type de sources étudiées (liste non exhaustive) : livres de compte d’exploitations agricoles et d’artisans ruraux ; presse, affiches et publicité ; cartes postales anciennes ; romans, mémoires, récits de voyages ; archives administratives – mercuriales, archives des comices, syndicats et mutuelles agricoles, enquêtes et statistiques agricoles, cadastre, recensements de population ; enquêtes orales…

Programme 6 : Histoire des idées (époques moderne et contemporaine) (M.Guillaume Hanotin).

Cet enseignement aura pour objectif d’approfondir les connaissances des étudiants en matière d’histoire économique à travers l’étude des ses grands courants de pensée et les principes qui la structurèrent à l’époque moderne.

Entre la « première mondialisation » du XVIe siècle, marquée l’établissement de nouveaux liens commerciaux (avec l’Asie, l’Afrique et l’Amérique), et l’essor du libéralisme caractéristique des économies européennes au XVIIIe siècle, l’économie européenne est inséparable des conceptions dont elle fait l’objet. En d’autres termes, la compréhension des débats, des querelles et des évolutions des pensées économiques offre des clés d’analyse l’histoire des sociétés. Le néo-platonisme eut par exemple des effets indéniables sur le développement de l’idée de « bien commun » à la Renaissance. Plus tard, au XVIIe siècle, le mercantilisme et la compétition économique apparaissent des courants de pensée inséparables des mutations économiques (afflux de métaux précieux, commerce colonial). Pour le XVIIIe siècle, il s’agira d’étudier les origines du libéralisme (et ses corollaires politiques et sociaux), la physiocratie et les débats sur la nature contractuelle de la société.

Programme 7 : Sciences auxillaires (époques ancienne et médiévale) (M. Ézéchiel Jean-Courret).

Cette unité d’enseignement propose aux étudiants de découvrir un large panel de sciences que les historiens médiévistes maîtrisent ou avec lesquels ils sont familiarisés pour éditer diverses sources de la période médiévale. Des données théoriques sur la sigillographie, l’héraldique, la paléographie, l’épigraphie, la numismatique, la diplomatique, la codicologie, l’onomastique... permettent ensuite aux étudiants de se familiariser avec les métiers de l’historien avant de réaliser eux-mêmes des exercices pratiques d’application sur des facs-similés de sceaux, de monnaies, sans oublier les numérisations des documents d’archives en ancien français, occitan ou latin. Chaque séance associe l’apprentissage théorique d’une discipline (historiographie, objectifs et terminologie propres à chaque science) et des exercices pratiques notamment associés à la transcription des écritures anciennes (paléographie). Que les étudiants ne s’inquiètent pas : aucun niveau de langues anciennes n’est requis pour se familiariser au décryptage des manuscrits et autres inscriptions médiévales ! Selon les disciplines et les sources étudiées, les cours ont lieux à l’université (sur support numérique ou facs-similés) mais aussi au sein de véritables dépôts de conservation (archives, musées).

 

Volume horaire TD : 20
Crédits ECTS : 2
Diplômes intégrant cette UE :