Ecrire l'histoire

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Composante :UFR Humanités

En bref

Période : Semestre 4

Code matière : LBH4U72

Description

Écrire l’histoire des sciences. 

Enseignant-référent : M. Pascal Duris.

Cette initiation a un triple objectif :

- présenter les principales manières de penser et d’écrire l’histoire des sciences, leurs projets, leurs sources, leurs méthodes, leurs discours ;

- étudier quelques problématiques d’histoire des sciences ;

- examiner le travail et l’écriture de l’historien des sciences principalement à partir de lectures de textes et de documents d’archives.

Orientation bibliographique :

Belhoste Bruno, Histoire de la science moderne. De la Renaissance aux Lumières, Paris, A. Colin (U Histoire), 2016, 288 p.

Braunstein Jean-François, L’histoire des sciences. Méthodes, styles et controverses, Paris, Vrin, 2008, 384 p. 

Duris Pascal, Quelle révolution scientifique ? Les sciences de la vie dans la querelle des Anciens et des Modernes, Paris, Hermann, 2016, 408 p.

Duris Pascal et Gabriel Gohau, Histoire des sciences de la vie, Paris, Belin, 2011 (2e éd.), 248 p.

Gonzalez Solange (dir.), Épistémologie & histoire des sciences, Paris, Vuibert/CNED, 2010, 266 p.

Locqueneux Robert, Science classique et théologie, Paris, Vuibert, 2010, 250 p.

Numbers Ronald L. (dir.), Galileo Goes to Jail and Other Myths about Science and Religion, Cambridge, HarvardUniversity Press, 2009, XIV-302 p.

Rey Anne-Lise (dir.), Méthode et histoire. Quelle histoire font les historiens des sciences et des techniques ?, Paris, Classiques Garnier, 2013, 514 p.

Roger Jacques, Pour une histoire des sciences à part entière, Paris, Albin Michel, 1995, 476 p.

Webographie :

La Fabrique de Vésale et autres textes :  

http://www3.biusante.parisdescartes.fr/vesale/debut.htm 

Uranie, bibliothèque numérique de livres anciens d’astronomie (1450-1850) :

http://uranie.msha.fr/collection/?est=doc_type.exact&esr=Livre%20num%C3%A9ris%C3% A9&esa=resetall&navigation=0

Écrire l’histoire de l’art

Enseignant-référent : M. Laurent Houssais.

Le but de ce cours est de donner, après une brève introduction historique, une base de réflexion sur la nature de cette discipline en mutation, sur la manière dont elle s’écrit et se pratique aujourd’hui. Cet enseignement prendra appui sur un ensemble d’œuvres, de l’Antiquité à nos jours, et de textes.

Orientation bibliographique :

Une orientation bibliographique sera donnée ultérieurement mais vous pouvez déjà lire, en guise de préambule :

Chassey Éric de, Pour l’histoire de l’art, Arles, Actes Sud (Le Préau), 2011, 134 p.

 Écrire l’histoire de l’architecture

Enseignant-référent : Mme Nina Mansion.

Cet enseignement invite à réfléchir sur les modalités d’écriture d’une discipline parente de l’histoire : l’histoire de l’architecture. La discussion engagée s’intéressera donc, d’une part, à l’historiographie de l’architecture, expression qui recouvre des significations multiples : l’écriture de l’histoire de l’architecture, la construction de la discipline, la littérature scientifique sur l’architecture… D’autre part, l’étude proposera une exploration de la notion d’épistémologie dans le champ de l’histoire de l’architecture qui renvoie aux méthodes et aux objets de recherche et d’étude privilégiés par cette discipline encore jeune.

En effet, on situe souvent la naissance de l’histoire de l’architecture en tant que discipline au XIXe siècle. Notre discussion interrogera cette datation en réfléchissant à la situation de l’histoire de l’architecture avant cette période. Cependant, le cadre temporel privilégié sera bien celui des XIXe et XXe siècles sans être exclusif et en s’autorisant des détours par des périodes plus anciennes qui ont contribué au développement de la discipline étudiée. 

Par ailleurs, notre attention sera plus particulièrement tournée vers le contexte français de l’histoire de l’architecture, mais toujours dans un souci de recherche des sources d’inspiration, des échanges et des dialogues avec d’autres cultures et contextes historiques.

Des épisodes et des figures de l’histoire de l’histoire de l’architecture seront également étudiés afin d’interroger les méthodologies, mais également les habitus et les traditions transmises par les historiens de générations en générations.

À partir de lectures d’extraits d’ouvrages, de recherches bibliographiques et documentaires, d’analyses de documents historiques (archives, photographies, vidéo,…), l’étudiant sera invité à réfléchir, aux cours de discussions en classe et de travaux personnels, sur la diversité des approches, des méthodes et des objets de l’histoire de l’architecture française contemporaine et sur les enjeux de cette discipline au sein de notre société.

Orientation bibliographique :

Babelon Jean-Pierre et Chastel André, La notion de patrimoine, Paris, L.Levi, 1994.

Institut français d'architecture, Archives d'architecture du XXe siècle, Liège, Mardaga, 1991.

Leach Andrew, What is architectural history ?, Cambridge, Polity Press, 2010, XI-167 p.

Loyer François, Histoire de l’architecture française, t. 3, De la Révolution à nos jours, Paris, Mengès/Éd. du Patrimoine, 1999, 498 p.-XVI pl.

Lucan Jacques, Architecture en France 1940-2000. Histoire et théories, Paris, Le Moniteur (architextes), 2001, 375 p.

Monnier Gérard (dir.), L’Architecture moderne en France :  avec Loupiac Claude et Mengin Christine, t. I, De 1889 à 1940, Paris, Picard (Librairie de l’architecture et de la ville), 1997, 279 p. ; avec Abram Joseph, t. II, Du chaos à la croissance, 1940-1966, Paris, Picard (Librairie de l’architecture et de la ville), 1999, 327 p. ; t. III, De la croissance à la compétition, 1967-1999, Paris, Picard (Librairie de l’architecture et de la ville), 2000, 311 p.

Monnier Gérard, L’Architecture du XXe siècle, Paris, PUF (Que sais-je ?), 1997, 126 p.

Monnier Gérard (dir.), Le temps de l’œuvre : approches chronologiques de l’édification des bâtiments, Paris, Publications de la Sorbonne, 2000, 104 p. [disponible sur le portail Openbooks]

Talenti Simone, L’histoire de l’architecture en France. Émergence de la discipline 1863-1914, Paris, Picard, 2000, 289 p.

Tournikiotis Panayotis, The historiography of modern architecture, Cambridge (États-Unis), MIT Press, 1999, XI-344 p.

Vidler Anthony, Histories of the immediate present. Inventing architectural modernism, Cambridge (États-Unis), MIT Press (Writing architecture series), 2008, XVI-239 p.

Watkin David, The rise of architectural history, Londres/Westfield (États-Unis), Architectural Press, 1980, XI-204 p.

Histoire et science politique

Enseignant-référent : Mme Pauline Soulier.

L’objectif est d’appréhender les interactions entre l’Histoire et la science politique. La distinction entre ces deux matières est académique car dans la réalité, elles s’influencent réciproquement.

D’abord, depuis le début des années 1990, les clivages entre les domaines de recherches tendent à se réduire sous l’effet d’un double phénomène. Le premier est le succès de la méthode comparatiste en sciences sociales qui conduit les scientifiques à multiplier leurs axes de recherches. Le deuxième est propre à la science politique elle-même, l’étude des régimes politiques est fondée sur le concept de nation et de frontière, la remise en cause de ces deux notions depuis la fin de la Guerre Froide oblige à une révision des paradigmes d’analyse.

Ensuite, les leaders politiques ont recours à l’Histoire. En effet, ils manipulent le passé pour s’assurer une légitimité auprès des masses. L’Histoire devient alors un instrument de séduction électorale et/ou de pouvoir.

Mais l’Histoire n’est pas seulement au service du politique, elle fait aussi le politique. C’est elle qui sacre les grands Hommes et les évènements marquant du passé. De même, elle est au fondement de chaque société humaine, c’est elle qui détermine leur identité et par extension leur mode de fonctionnement tant interne qu’externe.

Nous tenterons de comprendre, au travers de grandes thématiques (nation, parti politique, relations internationales…) comment du XVIIIe au XXIe siècle, l’Histoire est devenue un élément incontournable de la science politique.

Orientation bibliographique :

Braud Philippe, La science politique, Paris, PUF (Que sais-je ?), 2014 (11e éd.), 127 p. [disponible sur le portail Cairn].

Hermet Guy, « Autoritarisme, démocratie et neutralité axiologique chez Juan Linz », Revue internationale de politique comparée, 2006, vol. 13, p. 83-94.

Nemo Philippe, Histoire des idées politiques aux temps modernes et contemporains, Paris, PUF (Quadrige), 2013 (2e éd.), 1 436 p.

Schemeil Yves, La science politique, Paris, A. Colin (Cursus), 1994, 185 p..

Weber Max, Le savant et le politique, Paris, La Découverte (La Découverte-poches), 2003, 206 p. (il est possible de recourir à la traduction proposée dans la collection 10/18).

Histoire et ethnologie

Enseignant-référent : Mme Ana Carla Rocha de Oliveira.

Histoire du droit

Enseignant-référent : M. Pierre-Nicolas Barenot.

Au travers de l’histoire des idées, des juristes et des cultures juridiques, de Rome au XXe siècle, il s’agira de présenter succinctement comment les juristes ont pu concevoir le droit à différentes périodes clés de l’histoire, quels étaient leurs critères du droit et du juste, mais aussi quelle place ils ont pu occuper dans la société (rapports droit/pouvoir, juriste comme interprète du social ou comme serviteur de la loi, etc.).

Orientation bibliographique :

Alland Denis et Rials Stéphane (dir.), Dictionnaire de la culture juridique, Paris, PUF/Lamy, 2003, XXV-1649 p.

Arabeyre Patrick, Halpérin Jean-Louis et Krynen Jacques (dir.), Dictionnaire historique des juristes français (XIIe-XXe siècle), Paris, PUF (Quadrige), 2014 (2e éd.), XLIV-1071 p.

Arnaud André-Jean, Pour une pensée juridique européenne, Paris, PUF (Les voies du droit), 1991, 304 p.

Audren Frédéric et Halpérin Jean-Louis, La culture juridique française, Entre mythes et réalités (XIXe-XXe siècles), Paris, CNRS éditions, 2013, 330 p.

Gaudemet Jean, Les naissances du droit : le temps, le pouvoir et la science au service du droit, Paris, Montchrestien, 2006 (4e éd.), X-389 p.

Hakim Nader, L’autorité de la doctrine civiliste française au XIXe siècle, Paris, LGDJ (Bibliothèque de droit privé), 2002, VII-481 p.

Hakim Nader et Melleray Fabrice (dir.), Le renouveau de la doctrine française, Les grands auteurs de la pensée juridique au tournant du XXe siècle, Paris, Dalloz (Méthodes du droit), 2009, VII-330 p.

Halpérin Jean-Louis, Histoire du droit privé français depuis 1804, Paris, PUF (Quadrige manuels), 2012 (2e éd.), VII-391 p.

Jestaz Philippe et Jamin Christophe, La doctrine, Paris, Dalloz (Méthodes du droit), 2004, 314 p.

Schiavone Aldo, Ius. L’invention du droit en Occident, Paris, Belin (L’Antiquité au présent), 2008, 539 p.

Thireau Jean-Louis, Introduction historique au droit,  Paris, Flammarion (Champs), 2009 (3e éd.), 386 p.

Villey Michel, La formation de la pensée juridique moderne, Paris, PUF (Quadrige), 2013 (4e éd.), 624 p.

Histoire et sociologie

Le moment durkheimien (de 1887 à nos jours).

 Enseignant-référent : M. Christophe Pébarthe.

À la fin du XIXe siècle et jusqu’à sa mort en 1917, en fondant en France une science nouvelle, la sociologie, Émile Durkheim engage une révolution scientifique de grande ampleur. Très vite, la très grande majorité des sciences de son temps doivent prendre position. En quelques années, nombreuses sont celles qui rendent les armes, la géographie, l’histoire, la psychologie notamment. Au sortir de la Première Guerre pourtant, la victoire durkheimienne s’estompe. Progressivement, d’autres conceptions de ce qu’est le social s’imposent. Mais, sans le dire souvent, elles sont autant de réactions face à la sociologie d’Émile Durkheim. L’anthropologie de Claude Lévi-Strauss en est un exemple.

Ce cours a pour ambition de rendre compte de ces débats et ce faisant, de mieux comprendre ce que sont les sciences sociales aujourd’hui.

Orientation bibliographique :

Durkheim Émile, Les règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion (Champs classiques), 2010, 333 p. (avec une préface de Laurent Mucchielli).

Mucchielli Laurent, La découverte du social. Naissance de la sociologie en France, Paris, La Découverte (Textes à l’appui) 1998, 571 p.

Mucchielli Laurent, Mythes et histoire des sciences humaines, Paris, La Découverte (Recherches), 2004, 344 p.

De très nombreux textes sont en libre accès, mais les éditions papier ont l’avantage d’avoir des préfaces qui aident à la lecture : http://classiques.uqac.ca/Références.

Volume horaire TD : 18
Crédits ECTS : 2
Diplômes intégrant cette UE :